La mélancolie deviendrait-elle l’avatar de notre génération ? Prise à des questionnements vagues et sans sens ; horreur de la vie, extase de la vie ? Je me demande si c’est ça grandir, perdre des gens, être déçue… Et la liste est longue. Je me demande si le peu d’insouciance qui pouvait encore inspirer notre vie sans disposer d’arguments pour se défendre disparaît petit à petit. Elle disparaît si vite qu’il est dur de faire face à la réalité.
Que cherchons nous ? Serait-ce le fait d’être nés à une période où rien ne nous fait défaut qui nous rendrait si avide de nouvelles conquêtes ? Qu’importe soient-elles amoureuses ou matérielles, elles ont un rôle à jouer dans notre circuit de la récompense. Sommes-nous tous en proie à l’éternelle insatisfaction ? Les éclairs fendaient le ciel je m’en souviens.