“Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis”

La mélancolie deviendrait-elle l’avatar de notre génération ? Prise à des questionnements vagues et sans sens ; horreur de la vie, extase de la vie ? Je me demande si c’est ça grandir, perdre des gens, être déçue… Et la liste est longue. Je me demande si le peu d’insouciance qui pouvait encore inspirer notre vie sans disposer d’arguments pour se défendre disparaît petit à petit. Elle disparaît si vite qu’il est dur de faire face à la réalité.

Que cherchons nous ? Serait-ce le fait d’être nés à une période où rien ne nous fait défaut qui nous rendrait si avide de nouvelles conquêtes ? Qu’importe soient-elles amoureuses ou matérielles, elles ont un rôle à jouer dans notre circuit de la récompense. Sommes-nous tous en proie à l’éternelle insatisfaction ? Les éclairs fendaient le ciel je m’en souviens. 


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Disparate

C’est marrant la vie, ou plutôt la différence de conception de celle-ci que les gens peuvent avoir. L’humain est drôle ; il peut être gauche et veule ou au contraire majestueux à sa manière. Je pense que la complexité de notre monde aujourd’hui vient en parti de la disparité dans les esprits de certains. Quand des valeurs telles que l’intégrité ou l’honnêteté  sont prônées d’autres se jouent de leur bien fondées laissant alors place à leurs inverses.

N’est-il pas plus facile de se laisser tenter à ce que nous ne devrions pas être ?

L’humain n’a t’il pas aujourd’hui envie de sortir des “rangs” ou encore du “chemin tracé” qu’on lui a promulgué ?

Cependant, ne serait-ce pas un peu simple ? [...]

Il m’est encore difficile de convenir que beaucoup choisissent la facilité laissant alors toute décence se noyer ici bas.

C’est trop facile…

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Les deux amies se retrouvaient souvent au banc. Caché au milieu des arbres et à l’orée du fleuve ce dernier était vite devenu un lieu de rencontre habituelle. On dit souvent que l’homme se mesure en une nuit, c’est pour cela que les deux jeunes filles aimaient à confronter leurs idéaux par la douce pénombre que nous apporte le soir. Toutes deux dans la fleur de l’âge, un des principaux problèmes soulignés fut l’amour. Tour à tour elles n’échappèrent pas à la désillusion de la vision parfaite et idéale qu’elles s’étaient fait du premier amour. Le dialogue a souvent mené à la conclusion que portées par un tel sentiment, l’évidence de la personne en est telle que lorsque certaines vérités se disent on n’ose y croire. Le sentiment perdure un aveuglement partiel qui sème le doute. Le doute est alors celui qui nous donne l’envie de continuer car dans le doute nul ne désespère. Pourtant, il vient un temps où la jeune fille comprend qu’il va falloir avancer à travers tous ces mensonges que la personne ait à lui manquer ou non, laissant alors place à un nouveau chapitre. 

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There is no death, there is only birth and birth and birth and birth. Consider the trees, that allow the birds to pirch and fly away, without calling them back. If your heart can be like a tree, you’ll be close to the way. When the multitude laughs at you, you are blessed. This is what Daddy wants us to know: I depart as air. I shake my white locks at the runaway sun. I bequeath my self to the dirt, to grow from the grass I love. If you want me again, look for me under your boot-soles. You will hardly know who I am, or what I mean, but I shall be good health to you nevertheless. Missing me one place, search another. I stop somewhere, waiting for you.

[From Walt Whitman, Leaves of Grass]

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Facultés humaines

Quand on parcourt l’histoire de notre vie, qu’on examine les lois et les usages promulgués et établis à notre égard, on est tenté de croire que nous n’avons fait que céder, et que l’autre a sur nous un droit de conquête dont il use rigoureusement. Aussi, loin de penser, comme quelques uns, que la société commença par la réunion des familles, nous croirions plutôt que la première association fut faîtes par des hommes seulement qui se sentant plus égaux en force durent se craindre moins les uns les autres. Seulement l’homme sentit vite le besoin qu’il avait de la femme…

 

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